23.6.08

un gâteau au chocolat pour une occasion spéciale


D'habitude, je n'écris jamais les vrais noms des personnes dans mes billets. Mais, cette fois, difficile de flouter les prénoms sans altérer le gâteau...
J'étais dans les Vosges, nous fêtions les 35 ans de mariage de mon oncle et ma tante. Pour la petite histoire, mon mari dit toujours que tous les Vosgiens sont consanguins depuis qu'il a appris que mon père et mon oncle (le frère de mon père) ont respectivement épousé ma mère et la cousine de ma mère (pas de consanguinité donc, vous l'aurez peut-être compris, mais des fêtes de famille absolument géniales).
Qui dit fête dans ma famille dit, si l'on se limite au minimum, au moins 30 personnes. Là, nous étions bien plus nombreux que cela. Beaucoup de desserts, donc, préparés par plusieurs personnes, mais pas un seul gâteau avec bougies à l'horizon. Et un anniversaire sans bougies, ce n'est pas possible.
Me voici donc chez mes grand-parents (ceux des gaufres) sans mes recettes sous la main. Eh oui, il y a bien le téléphone, mais internet il ne faut pas exagérer ;) Je vous parle tout de même d'un petit village de 45 habitants en haut d'une colline, où la route finit en cul-de-sac. Plus de vaches que d'habitants, vous imaginez ?
J'adore cet endroit. Des étables, des granges, des caves et des greniers... L'odeur d'eau de vie de mirabelle à chaque fois que je descends à la cave.... Je joue au scrabble avec ma grand-mère... Je me ressource, c'est le bonheur. Mais je vous en reparlerai un autre jour.
Bref, point de recette, bah, j'improvise. Un gâteau au chocolat dont je serais bien incapable de vous donner les proportions... Un peu de glaçage au chocolat noir, du chocolat blanc pour la déco, je rajouterai des bougies un peu plus tard.
Le glaçage, certes, n'était pas du grand-art : Bergamonsieur a choisi le moment précis où j'étalais le chocolat noir (je déteste faire ça, étaler un glaçage, il n'est jamais parfaitement lisse) pour me dire qu'il avait absoooluuuuuument besoin de mon aide tout de suite... Grrr, c'est sûr que ça n'aide pas ;)
Mon père s'est chargé de découper le gâteau en environ 40 parts (mon père est un champion du découpage de gâteaux, nous nous amusons souvent à peser les parts qu'il a coupées afin de vérifier si elles sont bien toutes identiques... nous sommes un peu dingues, parfois... et encore je ne vous parle même pas du dictionnaire... pas un repas sans lui).

Bilan : il était délicieux, ce gâteau. "Bon, mais un peu court" en somme. Joli, ceci dit. Réalisé avec les moyens du bord, ce n'était déjà pas si mal.

Vous ai-je déjà raconté que j'ai cuisiné pendant plusieurs années sur, en tout et pour tout, UNE plaque électrique dont le thermostat était bloqué sur 6 ? Pour l'éteindre, il fallait carrément la débrancher... Et si les pâtes s'avisaient de vouloir déborder, puisque je ne pouvais pas baisser la température, je soulevais la casserole pendant quelques instants, la reposais, et ainsi de suite. Quant au four, c'était un mini-four moulinex, si petit que j'ai dû découper mes moules en silicone pour qu'ils y rentrent... La résistance avant étant morte, seule celle du fond chauffait, je devais donc tourner le gâteau, la tarte ou les biscuits, à mi-cuisson sous peine d'avoir une moitié crue et l'autre carbonisée... D'après Bergamonsieur, ce n'était déjà pas si mal (si je l'avais écouté, je cuisinerais encore sur un Bleuet, si si, il ne voulait pas que j'investisse dans une plaque électrique).
Alors aujourd'hui, j'ai une grande plaque 4 feux à induction et un beau four chaleur tournante (héhé, plus besoin de tourner le gâteau !) à pyrolyse et tout et tout. Elle est pas belle, la vie ?

7 commentaires:

La cuisine des 3 soeurs a dit…

Ouf, je ne suis plus seule, pas de repas ou presque sans dictionnaire.

Colloquial Cook a dit…

La poésie du four à résistances qui ne cuit les gâteaux que par moitiés! Quand on a un vrai four après, on oublie la sensation d'être sur le fil du rasoir à chaque fois qu'on fait une tarte!

Mamina a dit…

Ici aussi, nous usons les dictionnaires... Je suis admirative devant ta technique de cuisson des pâtes... oserais-je appeler ça du cuissonus interruptus?

lory a dit…

quel beau gâteau!
Il doit être délicieux!

Le p'tit crobard a dit…

Si je te dis que j'ai dû hériter de la petite soeur de ta plaque chauffante ??? Même problème, même solution...
Par contre, pour le four, non : nous, on avait seulement flambé le mica qui protégeait l'électronique. Ca donnait un combiné four-micro-ondes par trop fiable, et dont on s'est débarassés le plus rapidement possible... après avoir changé le mica fautif, histoire de n'être responsables d'aucun accident majeur post-récupération !
Ensuite, on s'est offerts une beeeeelle cuisine, avec de beeeeelles plaques et un bôôôôô four. Et j'ai quitté mon ex avant d'avoir eu le temps d'en profiter en quoi que ce soit ! :-)

Caroline a dit…

Argh mais c'est trop fou ! Mon oncle et ma tante s'appellent aussi Joël et Anne-Marie !! Ca m'a fait un choc quand j'ai vu la photo xD En tout cas ton gâteau a l'air très bon ^^

Anonyme a dit…

en plus de tes recettes, j' aime ta description... les vaches, les collines, les odeurs. Et les brimbelles seront bientôt mûres, alors tartes et beignets seront les tables.
Continue à nous faire rêver et saliver..
Cicine des Vosges