18.2.12

le Crumble, aux Pommes de 7 heures

Ou comment faire d'un ratage une pure réussite. Je m'explique : j'avais repéré il y a déjà bien longtemps la recette des "pommes de 7 heures" sur le blog "Du miel et du sel". Les photos, la description, tout m'avait mis l'eau à la bouche. Il fallait que j'essaie ce truc. Alors j'ai essayé. J'ai suivi à la lettre la recette de Marie-Claire, à deux détails près : 1) comme je suis une maniaque de la précision, j'ai pesé le beurre et le sucre (125g de chaque) 2) les pommes, je n'avais pas de Pink Lady, juste des Royal Gala, alors j'ai utilisé 10 Royal Gala. Je précise que 7 heures, ce n'est pas l'heure à laquelle j'ai préparé le crumble, c'est le temps de cuisson des pommes de 7 heures.


J'ai tout préparé comme indiqué, et j'ai attendu. Attendu. Attendu. Attendu... Vous n'imaginez pas comme cela peut-être long, 7 heures, à quel point j'avais envie de soulever le couvercle de ma cocotte pour voir ; c'est un supplice, pour moi, de devoir patienter pendant 7 heures avant de découvrir (et surtout de déguster) le fruit de mon travail, l'objet de ma convoitise ! Moi qui ai l'habitude de m'asseoir devant mon four et de regarder cuire mes desserts (c'est mieux que la télé, enfin, mieux que pas mal d'émissions, c'est sûr), alors là, c'était presque une punition : d'une part, dans la cocotte noire fermée, bein je ne vois rien, d'autre part c'est comme ça pendant 7 heures, en plus. Dur !


7 heures plus tard, j'ouvre la cocotte, pleine d'espoir, et là, grosse déception : les pommes ont rendu plein de jus ! Elles baignent dans un délicieux sirop (vraiment délicieux, le sirop), je ne vais pas pouvoir démouler l'affaire. Bon, je goûte les pommes, elles sont extra, veloutées, soyeuses, c'est du délire. Comment faire pour récupérer le jus et quand même essayer de démouler le truc ? C'est Bergamonsieur qui a eu THE idée géniale : utiliser ma poire à jus (je ne sais pas si c'est son nom scientifique, moi j'appelle ça une poire à jus, parce que c'est en forme de poire, et je l'utilise pour le jus de viande d'habitude). Impeccable. J'ai pompé tout le jus, je l'ai mis de côté. Bergamonsieur a démoulé les pommes, et... comme prévu, tout s'est affaissé. Bon, réfléchissons, j'ai des tas de pommes uuultrasupermégabonnes, mais elles ne ressemblent à rien. Eh bien je vais en faire un crumble !


A ce moment là, il était bien 22 heures. Qu'à cela ne tienne, après 7 heures de cuisson, franchement, je ne suis plus à 30 minutes près. J'ai "crumbelisé" 125 grammes de sucre avec 125 grammes de beurre et 125 grammes de farine (cf. ma recette habituelle de crumble), j'ai réparti tout ça sur les pommes de 7 heures (sans le jus, hein) et hop ! dans le four à 200°C jusqu'à ce que le dessus soit doré (bein oui, arrivée à ce point, vous imaginez bien que je n'ai pas chronométré le temps de cuisson, à ce niveau-là c'est du pifomètre-boussole).


Résultat : du dé-lire. Une tuerie (et pourtant, l'utilisation outrancière de ce mot m'exaspère, mais là, c'est le cas). Le meilleur crumble que j'aie jamais fait. Bergamiss m'en réclame encore : "mais je n'en ai pas eu assez, moi !".


Bon, avec tout ça, pour mon prochain crumble, je sens que ça va ressembler à l'histoire du canon qui refroidit... "- Combien de temps un crumble met-il pour cuire ? - un certain temps..." :-)

28.1.12

le Gâteau aux Petit Beurre et au Café

J'ai fait une surprise à l'un de mes oncles (parce que j'en ai plein, des oncles, tous plus sympas les uns que les autres, d'ailleurs). Un oncle des Vosges (là, on n'est pas très avancé, étant donné qu'au moins 90% de mes oncles vivent là-bas), super bricoleur. Enfin, bricoleur, le terme n'est pas suffisant. Il est maçon, plombier, électricien, jardinier, vigneron, bûcheron, cuisinier, plaquiste, maraîcher... et j'en oublie. Je ne connais même pas les noms de tous les métiers qu'il sait faire. Je crois bien qu'il sait tout faire, en fait.

Lors de mes avant-dernières vacances dans les Vosges, l'oncle en question m'a parlé d'un "gâteau avec des biscuits et du café" que sa grand-mère adorée lui faisait tout le temps quand il était petit. Il avait l'air si ému en l'évoquant que, pendant mes dernières vacances là-bas, je lui ai préparé ledit gâteau.

Bon, c'est pas tout ça, j'en avais déjà entendu beaucoup parler de ce gâteau, mais 1) il n'a pas de nom (si, c'est "le gâteau aux biscuits trempés dans le café" qui revient le plus souvent) 2) je n'avais pas de recette. Et, dans les Vosges, je n'ai pas internet. Je vous vois venir. Nan, sur mon téléphone non plus il n'y a pas internet, mon téléphone fait juste téléphone (et encore, dans ses bons jours), et comme dirait mon fils, "y'a pas d'jeux sur ton téléphone ?!?!?", eh bien non, même pas (j'ai un vieux téléphone à clapet, parce qu'avec les autres je ne sais pas décrocher et encore moins raccrocher, et parce que ce sont les seuls qui résistent aux quelques chutes inopinées d'une hauteur de 1m50 sur le béton auxquels je les soumets régulièrement). Alors j'ai appelé Bergapapa, et comme Google est son ami, il m'a trouvé la recette. La voici.



le Gâteau aux Petit Beurre et au Café

(pour un moule carré d'environ 20cm de côté)



2 paquets de Petit Beurre

150g de beurre à température ambiante

2 oeufs

100g de sucre

1 sachet de sucré vanillé

1 bol de café noir

des vermicelles en chocolat



Séparer les blancs des jaunes. Monter les blancs en neige. Réserver.

Dans un saladier, fouetter les jaunes avec le sucre, le sucre vanillé et le beurre. Incorporer les blancs d'oeufs montés en neige. La crème est prête.

Tapisser le fond du moule avec une couche de Petit Beurre préalablement trempés très rapidement dans le café. Etaler une fine couche de crème. Remettre une couche de Petit Beurre trempés dans le café. Etaler une fine couche de crème. Recommencer jusqu'à épuisement des stocks.

Décorer avec des vermicelles en chocolat. Filmer et mettre au réfrigérateur pendant minimum 12 heures.



Comme je n'avais pas de vermicelles, j'ai fini par une couche de glaçage au café (mélange de sucre glace et de café). Ca a fait le boulot.



Verdict : mon oncle a aaaadoooooré. Il m'a dit : "je ferme les yeux et je suis dans la cuisine de ma grand-mère". Mission accomplie. Il est reparti avec le plat, d'ailleurs. Oui, parce qu'il en est resté, quand même, c'est du lourd ce truc, en termes de calories :)

Pour ma part, j'ai beaucoup aimé, mais c'était quand même un peu trop costaud pour moi (et pourtant je suis capable de me "taper" un kouign-aman à moi toute seule). Je réessaierai, mais avec du mascarpone ou du philadelphia à la place du beurre, pour voir (pendant la préparation de la crème, le mélange beurre/oeufs s'est séparé, j'ai bon espoir que cela n'arrive pas en utilisant autre chose que du beurre).

Vous pouvez remplacer les Petit Beurre par d'autres biscuits ("thé", "Brun",...), je crois bien que j'essaierai avec des speculoos, tiens.

Pour finir, la photo "avec flash" (pas tip-top non plus, il faisait nuit dans les deux cas) :


Edit du 14 février : pour avoir la vraie de vraie recette originelle, je vous invite à faire un tour sur le blog d'Estebel en cliquant ici.

12.1.12

ce 500ème billet sera consacré au... Stollen !

Voici donc le 500ème billet publié sur ce blog en 5 ans 1/2. La prof de maths que je suis ne peut s'empêcher de calculer que cela correspond à peu près à 91 billets par an, soit environ 1 billet tous les 4 jours. A mon grand regret, la fréquence de mes publications a bien diminué ces derniers temps. Eh oui : après plus de 10 ans en collège, je dois avouer que ces dernières années j'arrivais en cours un peu en "free style"... Mais là, avec mon arrivée au lycée, je ne chôme pas, c'est le moins qu'on puisse dire :) Oh, je ne me plains pas, au contraire, c'est chouette d'expliquer des dérivées, de tracer des paraboles ! [nan je ne suis pas dingue, c'est juste que j'aime mon métier, c'est tout]

Aujourd'hui, je vous présente une nouveauté, une recette inédite, celle du Stollen. Plus précisément du MarzipanStollen. C'est-à-dire avec de la pâte d'amande dedans. Parce que c'est encore meilleur avec.
J'ai découvert le Stollen en 1990, lors de mon premier séjour en Allemagne. J'adooore le Stollen. C'est un dessert beau et bon (ça me rappelle une chanson de Jacques Brel, ça, "beau et bon à la fois"). Mon père adooore le Stollen. Mais : (1) ceux du commerce coûtent pas mal cher, (2) ceux du commerce contiennent des ingrédients aux noms étranges (glutamate monosodique de jesaispastropquoi - ça pousse sur quel arbre, ça ?), (3) le fait-maison dépasse généralement de loin l'industriel. Alors j'ai décidé de faire mon Stollen moi-même.

Et comme je suis une dingue des desserts (et perfectionniste en plus), j'ai effectué au préalable une enquête minutieuse en étudiant les recettes de Stollen des grands chefs (Christophe Felder en propose deux différentes, Christine Ferber une autre, etc.). J'ai rassemblé le tout dans un tableau excel, et j'ai fait une moyenne de tous les résultats. Voici donc ma recette personnelle de Stollen, en exclusivité sur Sucrissime.com.

Stollen
(pour 2 pièces)

Farine : 450 g
Sucre : 65 g
Beurre mou : 160 g
Lait tiède : 15 cl
Levure de boulanger : 1 cube (ou 2 sachets de levure déshydratée)
Jaunes d'oeufs : 2
Blanc d'oeuf : 1
Eau : 3 cl
Raisins secs : 200 g
Ecorces d'Orange confites coupées en petits cubes : 75 g
Pâte d’amande blanche : 1 paquet
Rhum brun ou ambré : 1 cuillérée à soupe
Sel
Vanille

Pour l'enrobage :
Beurre fondu : 100g
Sucre glace : 50g
Cannelle (facultatif)

La veille : Remplir un saladier d'eau chaude, ajouter le rhum, y déposer les raisins et les laisser gonfler pendant au moins 12 heures.

Le jour même : Dans le bol du robot muni du crochet "pétrin" (ou bien dans un grand saladier), mélanger la farine, le sucre, le beurre, le lait, la levure de boulanger, les jaunes, le blanc, les raisins secs préalablement égouttés, les écorces d'orange. Ajouter une grosse pincée de sel, et de la vanille. Pétrir longuement. Si la pâte est trop dure, ajouter l'eau petit-à-petit.
Séparer la pâte en quatre morceaux. Former quatre boudins avec ces morceaux. Déposer deux boudins sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, en les espaçant suffisamment car la pâte va gonfler. Couper la pâte d'amande en 4 (on obtient 4 longs bâtonnets) et enfoncer légèrement deux bâtonnets dans chaque boudin (comme 2 barres de chocolat dans un pain au chocolat). Recouvrir les deux boudins avec les deux boudins restants. Laisser lever pendant au moins 2 heures. Préchauffer le four à 180°C. Enfourner pendant 45/60 minutes (le temps de cuisson dépend de votre four).

Sortir les Stollen. Les badigeonner, encore chauds, de beurre fondu. Les saupoudrer immédiatement de sucre glace (éventuellement mêlé de cannelle).
Une fois refroidis, enveloppez-les dans du papier aluminium, et patientez (si vous arrivez à résister !) pendant au moins 24 heures, le Stollen n'en sera que meilleur.


Bon, je dis ça, mais je n'ai réussi à patienter que 8 heures : l'odeur était irrésistible, alors quand je me suis levée le 1er janvier, j'ai craqué :)
J'avais fait deux gros bâtonnets de pâte d'amande, comme vous pouvez le voir sur les photos, mais ce serait certainement encore meilleur en les recoupant, donc c'est ce que j'ai écrit dans la recette.
Comme j'étais dans les Vosges, et que le robot là-bas est peu puissant, j'ai dû ajouter plus d'eau (pour ne pas griller le moteur), donc ma pâte s'est un peu trop étalée. Bah, pas grave.
On peut aussi incorporer à la pâte des écorces de citron confites, des amandes, des dattes... mais j'ai choisi une version "basique".
Verdict : uuultra-bons, ces MarzipanStollen ! A refaire, c'est sûr.

6.1.12

le Pain d'Epices de Chambéry (ultra-tendre) aux fruits séchés

J'ai déjà au moins deux recettes de pain d'épices : une pour faire des pains d'épices "rigides" (on peut découper des formes dans la pâte, style Saint Nicolas, P'tit Biscuit dans Shrek...) et l'autre pour du pain d'épices plus "mou" (on verse la pâte dans un moule à cake).

Mais alors là, pour ce qui est du pain d'épices "mou", je viens de découvrir une recette encore meilleure. Si si, vraiment. C'est une collègue qui me l'a donnée. Elle nous a apporté un pain d'épices absolument terrrrrrible le dernier jour de cours avant les vacances de Noël, et elle a gentiment accepté de me communiquer sa recette. Recette que j'ai mise en application pour le réveillon du 24 décembre chez ma soeur.

Ma collègue tient cette recette de sa logeuse dans une chambre d'hôte de Chambéry, voici donc la recette du :

PAIN D’EPICES DE CHAMBERY

A : mettre dans une casserole :
20 cl d’eau
3 c à soupe de miel
200g de fruits
séchés (dattes, figues, abricots secs…).
200g de sucre roux
60g de beurre
Faire chauffer doucement, arrêter dès l’ébullition et laisser tiédir.

B : mélanger dans l’ordre :
300g de farine.
1 c à café de gingembre en poudre.
1 c à café de mélange pour pain d’épices
1 c à café de cannelle moulue
50 g de noix.
½ c à café de bicarbonate.
1 sachet de levure chimique.
Mélanger A et B.

C : Ajouter 1 œuf battu au mélange A+B. Mélanger.

D : Verser dans un moule à cake beurré et faire cuire 45 minutes environ à 180°. Vérifier la cuisson avec un couteau. Prolonger de 10 minutes si besoin est.


Je n'ai pas mis de bicarbonate, je n'en avais pas. Quant aux noix, elles sont facultatives.
J'ai acheté des "fruits moelleux" de chez Monoprix, ce sont des fruits secs pas secs du tout, bien moelleux.
J'aime le pain d'épices bien épicé, vous pouvez réduire la quantité d'épices si vous voulez quelque chose de moins fort.

Franchement, ce pain d'épices est sublime. Les fruits donnent un goût et un moelleux incomparable. Le résultat n'est pas sec, presque "humide", trop bon :)

J'y pense : malgré tout ce que l'on entend à la télé, "moelleux" se prononce "moualeu" et non "mouèleu". Grrr !!!

Au fait : bonne année !

22.12.11

Marbré Vanille/Chocolat doré à l'or fin

Il y a quelques jours, nous avons fait le premier "arbre de Noël" de mon lycée. C'est-à-dire une fête avec les enfants des personnels, un mercredi après-midi. La Bergamarmaille était ravie. Depuis le temps que j'entendais des "Maman, quand est-ce qu'on ira à ton lycée ? Maaamaaan, quand est-ce qu'on iraaa à ton lycéééée ?"... Pour l'occasion, j'ai préparé un bonhomme de pain d'épices géant (je vous le montrerai bientôt), plus précisément P'tit Biscuit dans Shrek, et un marbré vanille chocolat.

Pour le marbré, j'ai tout simplement utilisé la recette de pâte à gâteau universelle (clic!) , vous savez, cette recette magique avec laquelle on peut réaliser un gâteau à ce qu'on veut. J'ai mixé une gousse de vanille complète et l'ai incorporée à la moitié de la préparation (que j'ai versée dans un moule carré), et j'ai ajouté une grosse cuillérée à soupe de cacao non sucré à l'autre moitié avant de la verser sur la partie vanillée.

Pour la déco, une touche de nutella et quelques flocons d'or (le nutella, c'était juste pour que l'or ne s'envole pas).
Les enfants étaient ultra contents : "c'est vraiment du vrai or ? et on peut le manger ? trop bien !!!"
J'avais acheté les flocons d'or chez G.Detou, à Paris. Ca coûte une fortune (dans les 20/25 euros le pot de 0,3 gramme, de mémoire) mais le pot fait de l'usage - à condition de ne pas éternuer/souffler dessus, bien sûr ;-)

19.12.11

la bûche "pour les nuls" (simple et délicieuse), même pas besoin de four


Le 24 approche, je vais bientôt préparer ma super bûche aux marrons, ma bûche préférée. Je ferai aussi une tarte noix de pécan/sirop d'érable (c'est une commande de Bergasister, vous savez, la maman des triplés).


Bon, je vous préviens tout de suite, cette bûche est typiquement sucrissime, c'est-à-dire aussi riche que délicieuse :) Alors allez-y mollo sur l'épaisseur des parts (1cm, c'est pas mal, vous obtiendrez dans ce cas 20 belles tranches).

Pour cette bûche aux marrons, il vous faudra :


1 kg de châtaignes crues, épluchées, surgelées (Picard par exemple)

200g de beurre

200g de sucre

1 cuillérée à soupe de rhum brun ou ambré

Pour le glaçage :

200g de chocolat

25g de beurre

Faites cuire les châtaignes comme indiqué sur l'emballage (12 minutes pour moi). Egouttez-les.
Déposez 200g de beurre coupé en morceaux au fond d'un grand saladier (ou, si vous en avez un, dans le bol de votre robot muni du fouet), versez les châtaignes encore chaudes, mélangez bien en écrasant, puis incorporez le sucre. Mélangez encore (avec une grosse spatule de bois, si vous n'avez pas de robot) tout en continuant à écraser. Ajoutez le rhum. Mélangez. On doit obtenir une purée avec des grumeaux.

Pour la forme cylindrique, Bergapapa m'a préparé un moule spécial : une boîte de Ricoré ouverte aux deux bouts (bein oui sinon impossible de démouler la bûche, qui fait ventouse contre le fond). J'ai fermé le fond avec le couvercle de la boîte, puis ai tapissé l'intérieur de papier cuisson (toujours à cause de cette histoire de ventouse) :

Versez la préparation jusqu'en haut de la boîte, à ras-bord, puis découpez l'excédent de papier :


Fermez la boîte avec un deuxième couvercle (ou bien avec du film alimentaire si vous n'avez qu'un seul couvercle). Réfrigérez pendant au moins 12 heures.

12 heures plus tard, retirez les couvercles et sortez la bûche du moule, en poussant d'un côté, de façon à ce qu'elle soit debout sur une assiette :

Faites fondre le chocolat et le beurre, pour le glaçage (au bain-marie ou au micro-ondes).
Etalez ce glaçage en faisant des bandes verticales, de bas en haut, puis faites des stries avec une fourchette, avant que le chocolat n'ait eu le temps de figer (je fais une bande, une strie, une bande, une strie...).

Laissez au froid pendant 1 heure minimum, et jusqu'à consommation.
Et voilàààà !




Vous pouvez aussi utiliser des châtaignes sous-vide ou en conserve, ça fonctionne, mais le résultat est encore meilleur avec des châtaignes fraîches ou surgelées.


Si vous n'avez pas de boîte de Ricoré, une bouteille en plastique lisse (type Coca) découpée fait aussi l'affaire.


Enfin, si le glaçage vous effraie, vous pouvez incorporer le mélange beurre/chocolat à la moitié de la préparation beurre/châtaignes/sucre et faire deux étages :


Voilà, vous savez tout, maintenant il va falloir "bûcher" :)

13.12.11

Seven Layer Bars (friandises à 7 étages)

Honnêtement, il est vraiment trèèèès rare que j'essaie une recette que l'on m'envoie. Non par manque d'envie, plutôt par manque de temps, et surtout parce que tous les desserts que j'ai envie d'essayer font déjà la queue dans ma cervelle :) Mais là, la tentation était trop grande : une recette américaine, avec du lait concentré dedans... j'ai cédé à la tentation.
Voici donc les Seven Layer Bars ("barres à 7 couches", mais c'est moins fun en français).

Pour commencer, la recette telle qu'elle m'a été communiquée par une lectrice du blog :

"Ingrédients :
125 g de beurre fondu
1 paquet de petit beurre ou petit brun écrasés
1 tasse de coco râpée
150 g de chocolat blanc en petits morceaux 150 g de chocolat noir en petits morceaux
1 tasse de noix, noisettes, amandes ou arachides hâchées
1 bte de 400 g de lait concentré sucré


On tapisse un moule rectangulaire de papier sulfurisé, on verse le beurre fondu, les miettes de biscuits, la noix de coco, les chocolats et les noix ; on termine par le lait concentré à répartir partout, y compris les bords. On a donc 7 couches d'ingrédients, d'où le nom... on peut diminuer la quantité de coco, les portions seront moins friables. On cuit dans un four préchauffé à 180° pendant 25 mn environ en surveillant la caramélisation. Après cuisson on laisse refroidir avant de découper en barres ou cubes le lendemain (et on se régale).... ".


Maintenant, la recette telle que je l'ai faite (il me manquait quelques ingrédients, j'ai fait avec les moyens du bord).

Seven Layer Bars

125 g de beurre fondu
1 paquet (250g) de speculoos
1 tasse (250ml) de riz soufflé

150 g de chocolat blanc en petits morceaux
150 g de chocolat au lait en petits morceaux
1 tasse (250ml) d'amandes hachées
1 boîte de 400 g de lait concentré sucré


Tapisser un moule rectangulaire de papier sulfurisé. Ecraser les speculoos (on obtient un genre de chapelure), les répartir dans le moule, verser le beurre fondu. Etaler le riz soufflé, puis le chocolat blanc, le chocolat au lait et les amandes hachées, et enfin le lait concentré sucré, sans mélanger.
Enfourner à 180°C pendant 25 mn environ. Laisser refroidir. Découper en barres ou cubes
.

J'ai fait la paresseuse, je n'ai pas coupé le chocolat en morceaux assez petits, la prochaine fois je serai plus scrupuleuse, pour que le chocolat soit bien réparti un peu partout.
J'avais fait un mélange de chocolat au lait et de chocolat noir, mais les parts avec chocolat au lait sont meilleurs que celles avec chocolat noir.

Je me suis ré-ga-lée. Je recommencerai, c'est sûr, avec de la noix de coco et des cacahuètes, pour voir. Je garderai les speculoos, j'adore, c'est comme le fond d'un cheesecake !