18.11.14

la recette de l'Ambassadeur de Lorraine !

© JF Hamard , pour les Experts Pâtissiers de Lorraine 


Je regarde chaque semaine le "Meilleur pâtissier" sur M6 (plus précisément, j'enregistre l'émission, cela me permet de squeezer la publicité et les biographies répétées des candidats).
Il y a quelques semaines, les candidats ont dû préparer un Alcazar. Je n'avais absolument jamais entendu parler de ce gâteau, mais il m'a fait penser à un dessert que j'avais dégusté dans mes Vosges natales il y a quelques années. Problème : aucun souvenir du nom du gâteau en question, et aucune idée quant à l'année... Je me souvenais qu'il contenait des fruits secs (la belle affaire), des mirabelles et de la mirabelle (ça veut dire de l'alcool) : me voilà bien avancée... un gâteau lorrain avec des mirabelles, il doit y en avoir des milliers !

Je me suis souvenue d'un détail,  non des moindres : j'avais acheté le gâteau en question dans une pâtisserie (fait suffisamment rare pour être signalé : à part la Tarte Infiniment Vanille de Pierre Hermé, je n'achète jamais de grands gâteaux en pâtisserie) après avoir lu dans un magazine (type "Est Magazine" ou quelque chose comme ça) que des pâtissiers lorrains s'étaient associés pour créer quelques spécialités éphémères. Ma curiosité et, surtout, ma gourmandise m'avaient menée jusqu'à la petite ville de Neufchâteau (c'est là que nous faisons nos courses quand je suis dans les Vosges) où j'avais acheté le fameux gâteau. Dé-li-cieux. Un peu trop de mirabelle (sans S, je parle de l'alcool) à mon goût, mais délicieux.

J'ai commencé mes recherches sur le net, avec les mots-clés "gâteau", "pâtisserie", "lorraine", "spécialité"... j'en oublie probablement, et j'ai fini par tomber (ne me demandez pas sur quel site, je n'en ai aucune idée) sur cette affiche :
Un Ambassadeur de Lorraine !
Je tenais le nom. Mais l'affaire était loin d'être terminée : j'avais le nom, oui, mais de recette, point.
Et mes premières recherches furent infructueuses : je tombais à chaque fois sur des Ambassadeurs tout court, avec une crème garnie de fruits confits ("j'aime pas les fruits confits" comme dirait le Schtroumpf grognon - admirez mes références culturelles ! - enfin, les faux fruits confits, les machins cubiques qui sont de la vulgaire pastèque colorée), beurk.

J'ai continué mes recherches et fini par lire sur un blog (celui de "Chef Régis" ) qu'un livre parlait de l'Ambassadeur de Lorraine :
l'Encyclopédie des Spécialités Pâtissières - Tome 1 : la Lorraine - Editions Jérôme Villette.
Progrès formidable dans ma quête, mais je n'étais toujours pas sûre qu'une recette figurait dans le livre en question.


J'ai profité d'une balade dans le quartier des Halles pour faire un tour à la Librairie Gourmande, qui... avait le livre en rayon ! Un rapide coup d'œil dissipa mes inquiétudes : LA recette y figurait, youpie ! Je suis repartie avec mon trésor sous le bras, en oubliant mes paquets dans la librairie (je venais d'acheter un gros fagot de gousses de vanille, un moule à tourteau fromager et du Dulcey, dont tout le monde parle mais que je n'avais encore jamais goûté - oui, bon, c'est du très bon chocolat blanc avec une belle couleur, quoi). Heureusement, je m'en suis rendu compte avant d'arriver au bout de la rue.

J'ai dévoré le livre dans le RER, et savouré ma chance (oh, une métaphore filée ! ça en jette plus que les Schtroumpfs n'est-ce pas ?) : certaines spécialités, étant des marques déposées, ont des recettes secrètes.

Voici donc (enfin !) la recette de l'Ambassadeur de Lorraine.

L'Ambassadeur de Lorraine
(pour deux gâteaux)

Pâte sablée :
250g de farine
50g de poudre d'amandes
50g de fécule
50g de beurre mou
135g de sucre glace
5g de levure chimique
2 jaunes d'œufs (40g)
1,5 œuf (75g)

Compoté de mirabelles :
125g de miel de Lorraine
250g de mirabelles au sirop
35g d'alcool de mirabelle

Pour la crème aux amandes :
100g de beurre mou
125g de sucre glace
25g de sirop de glucose
1,5 œuf (75g)
65g de noisettes effilées grillées
65g de poudre d'amandes
12g de fécule
65g de crème liquide entière
100g de compoté de mirabelles
25g d'alcool de mirabelle

Pour le croustillant de fruits secs :
40g d'eau
100g de sucre
100g d'amandes émondées concassées
100g de noisettes émondées concassées
50g de pistaches émondées concassées

Pour le sirop de glaçage :
80g de sucre
60g d'eau
14g d'alcool de mirabelle

A) Pâte sablée aux amandes
Travailler le beurre avec le sucre glace, incorporer les œufs puis toutes les poudres jusqu'à obtenir une boule. Filmer et réfrigérer au moins 30 minutes.

B) Compoté de mirabelles
Dans une casserole, porter le miel à ébullition, y verser les mirabelles égouttées, cuire doucement jusqu'à ce que l'ensemble compote. Hors du feu, ajouter l'alcool. Laisser refroidir. Réfrigérer.

C) Crème aux amandes
Fouetter, en incorporant dans l'ordre : le beurre, le sucre glace, la fécule, l'alcool, les amandes, le sirop de glucose, les œufs. Fouetter jusqu'à ce que le mélange augmente de volume. Incorporer les noisettes, 100g de compoté de mirabelles, puis la crème liquide. Réfrigérer.

D) Croustillant de fruits secs
Dans une casserole, cuire le sucre avec l'eau jusqu'à ce que le mélange atteigne 117°C. Incorporer les fruits secs et cuire jusqu'à cristallisation du sucre (il forme comme du sable blanc/beige autour des fruits secs). Verser sur une plaque de cuisson, séparer grossièrement les morceaux, laisser refroidir.

E) Sirop de glaçage
Porter l'eau et le sucre à ébullition. Laisser refroidir. Ajouter l'alcool.

F) Montage
Partager la pâte en deux morceaux. Etaler chaque morceau afin d'obtenir deux abaisses rondes. Foncer deux moules à tarte (ou cercles à tarte) avec les abaisses. Etaler le reste de compoté sur la pâte. Répartir la crème aux amandes. Lisser.

G) Cuisson
Préchauffer le four à 190°C.
Enfourner les gâteaux.
Après 15 minutes de cuisson, répartir 40g de croustillant de fruits secs sur chaque gâteau.
Poursuivre la cuisson de 15 ou 20 minutes.
A la sortie du four, répartir le sirop de glaçage sur chaque gâteau.
Servir à température ambiante, saupoudrer de sucre glace juste avant de servir.

************
Quelques remarques :
- considérant la quantité d'ingrédients nécessaires (j'en compte 29...), le temps de préparation et le prix des matières premières, acheter ce gâteau plutôt que le faire semble être une sage décision. Alors pourquoi donner la recette et la réaliser soi-même, me demanderez-vous ? Pour le plaisir de le faire soi-même, justement, et, surtout, pour y mettre beaucoup moins d'alcool, il y en avait vraiment trop à mon goût.
- les pâtissiers lorrains réalisent ce gâteau dans un beau cercle en bois, à défaut j'utiliserai un moule ou un cercle à tarte.
- je n'ai pas encore eu le temps de tester la recette (il faut que je chipe des bonnes mirabelles de chez nous à mes parents, je ne vais quand même pas utiliser celles du commerce), je reviendrai donner mon avis après réalisation, avec une photo bien sûr.
- si l'on n'a pas de sirop de glucose, on peut le remplacer par du miel.
- il semble que les membres de la Fédération Lorraine des Artisans pâtissiers proposent toujours l'Ambassadeur de Lorraine dans leurs boutiques, parmi d'autres créations, dont notamment deux nouveautés :
* la bûche Andoa, composée de chocolat Andoa (Valrhona), d'un biscuit moelleux aux amandes, dune compotée de citron à base de zeste et de jus, de petits dés de pâte sablée, le tout enrobé dune mousse amande et dun glaçage liqueur de cacao (disponible à partir de la Saint Nicolas 2014).
* l'Alérion (en référence au petit aigle d'argent qui figure sur le blason de la Lorraine), un gâteau de voyage composé d'un biscuit moelleux à base de noisettes, d'une compotée de myrtilles et de framboises, le tout dans un chocolat au lait craquant (disponible depuis le mois de mars).


- j'espère que ce billet ne contient pas trop de coquilles, c'est probablement l'un de mes plus longs billets depuis la création de ce blog (avec l'article sur la Tarte Infiniment Vanille)
- le livre dont est tirée cette recette est vraiment très très bien (les photos sont un peu datées, mais les textes si intéressants qu'on leur pardonne !), il est vraiment très dommage que cette collection se soit arrêtée dès le tome 1 (j'ignore pourquoi).
- comme d'habitude, ce billet n'est ni sponsorisé ni rémunéré ni blablabla... , mais simplement inspiré par ma gourmandise et ma curiosité, vous me connaissez !

20.10.14

le Tourteau Fromager (ou Tourteau Poitevin)

 En voilà un gâteau bizarre... rien que le nom déjà : "tourteau", il y a du crabe là-dedans ou quoi ? Et puis le dessus, tout carbonisé mais bon quand même, c'est louche cette affaire... ;-)

Il y a quelques semaines, dans je ne sais plus quelle émission, un boulanger était en train de faire un tourteau fromager, lorsque je me suis dit "mais j'adore ce truc ! il m'en faut un, là, maintenant !". Un petit tour à Monoprix et je revenais avec deux tourteaux fromagers (mon papa m'a toujours dit qu'après avoir goûté un aliment, il fallait le "reconnaître" - et il est bien connu qu'il faut toujours écouter son papa :). Les tourteaux étaient corrects, mais moins bons que dans mes souvenirs. Et puis, grosse déception, ils étaient à base de fromage de vache, alors qu'un vrai tourteau est à base de fromage de chèvre, si ma mémoire est bonne.

Qu'à cela ne tienne, j'ai décidé de préparer moi-même mon tourteau. Sur internet, on trouve des dizaines de recettes, mais dans le doute, j'ai utilisé celle de Gaston Lenôtre (dans le livre "Les desserts de mon enfance").

N'ayant pas le moule approprié (Père Noël si tu me lis...), j'ai utilisé un saladier en inox, hémisphérique, beurré et fariné.

Tourteau fromager

100 grammes de pâte brisée
20g de farine
2 œufs
65g de fromage de chèvre frais égoutté
65g de sucre
1 pincée de sel
1/2 càc de jus de citron

Beurrer et fariner un moule rond, à bords incurvés, de 15cm de diamètre et de 4cm de hauteur.
Abaisser la pâte brisée à 2mm d'épaisseur. Découper un disque de 20 cm de diamètre.
Déposer la pâte dans le moule. Piquer avec une fourchette et réserver au frais ou, mieux, au congélateur, pendant au moins 30 minutes.
Préchauffer le four à 240°C.
Dans un saladier, mélanger le fromage, le sucre puis les jaunes d'œufs et la farine.
Dans un autre saladier, monter les blancs en neige avec le jus de citron et le sel.
Incorporer délicatement les blancs au mélange fromage/sucre/œufs/farine.
Sortir le moule du réfrigérateur, verser le mélange.
Enfourner pendant 25 minutes. Le dessus du gâteau doit être bombé et... noir.
Démouler. Laisser refroidir. Réfrigérer. Servir bien frais.


Pour tout vous dire, comme j'ai les yeux plus gros que le ventre, j'ai fait double dose et j'ai utilisé un moule de diamètre supérieur à celui indiqué (les doses ci-dessus sont celles pour 1 tourteau taille normale). Du coup le fond n'était pas tout-à-fait assez cuit, et comme je ne m'en suis aperçue qu'après le démoulage, j'ai prolongé la cuisson hors du moule, sur une plaque. Et comme je n'ai pas coupé la pâte brisée suffisamment près de la garniture, dépassait trop.

A part ces petits "réglages" à ajuster la prochaine fois (car prochaine fois il y aura, croyez-moi), le goût et la texture étaient impec. Un gâteau bien frais et aéré, miam !

30.6.14

les Sèches Comtoises (quel drôle de nom !)


Il y a quelques semaines, je discutais avec le père de ma belle-sœur, charmant monsieur originaire du Doubs, quand il m'a demandé si j'avais déjà fait des sèches comtoises. "Des quoi ?!?!?". Je connaissais les horloges comtoises, le comté évidemment, mais pas les sèches. Il m'a expliqué qu'il s'agissait d'une spécialité sucrée bien connue dans sa région.

Inutile de vous dire à quel point j'étais intriguée : un dessert que je ne connaissais pas, youpie ! Et avec un nom aussi bizarre, en plus... Encore un nouveau truc à essayer. La vie est bien faite, quand même :)

J'ai un peu fureté sur le net, pas longtemps je dois dire, avant de tomber sur une recette qui me plaisait bien : simple, sans fioritures, sans ingrédients improbables, une vraie recette de grand-mère, quoi. Farine, beurre, crème fraîche, sucre. Que du bon.

Les Sèches Comtoises
(pour 2 galettes de 8 parts chacune)

300 g de farine
200g de crème fraîche épaisse
100 g de beurre à température ambiante
1 pincée de sel

100 g de sucre

La veille : Dans un saladier (ou au robot, encore plus facile), mélanger la farine, le sel, le beurre et la crème (tout sauf le sucre, en somme). Pétrir jusqu'à ce que la pâte forme une boule. Filmer et réserver au réfrigérateur.
Le jour même : préchauffer le four à 200°C. Partagez la pâte en 2 morceaux. Etaler chaque pâton en un disque très fin (on obtient deux disques d'environ 25cm de diamètre chacun), saupoudrer de sucre. Couper 8 parts dans chaque disque et enfourner pendant 12 minutes environ. Les sèches doivent être dorées.



Ma belle-sœur m'a dit que, dans son souvenir, les sèches étaient bien plus fines, alors je réessaierai en tenant compte de sa remarque.

Mes remarques à moi (c'est redondant, mais volontaire) :
- j'aurais pu diviser les proportions par 2, mais j'aime bien le coup du "300g-200g-100g", c'est carré cette affaire,
- en théorie, les sèches se conservent bien dans une boîte en fer ; en pratique je les trouve meilleures le jour même,
- on peut sauter l'étape du repos au frigo, ça marche quand même (je parle d'expérience),
- les sèches, comme leur nom de l'indique pas, ne sont pas sèches,
- la quantité de sucre n'étant pas indiquée, j'ai mis 100 grammes, parce que j'aime les nombres ronds ; c'était très bien,
- comme j'ai pesé la crème, je peux vous dire que 200 grammes de crème correspondent à 20cl (parce que la crème n'est pas vendue en grammes, mais en centilitres - et la pâtisserie requiert de la précision, cf. les gaufres de ma grand-mère...).

Verdict : c'est super bon, avec ce petit goût de crème et de beurre, hmmm !
Avec ces sèches comtoises, le gâteau semaine et le gâteau d'amandes de belle-maman, je pense qu'il n'y a pas de dessert plus facile sur cette terre :)

Merci Beau-papa de mon p'tit frère !

23.6.14

Avis de recherche

J'ai passé cette année la tête tellement dans le guidon (c'est une expression, ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas montée sur un vélo depuis 1998, et encore, c'était pendant à peine un quart d'heure - la fois d'avant remontant à 1992...) que je n'ai même pas remarqué l'arrivée d'un nouveau magazine : Fou de Pâtisserie.
Je recherche les numéros 1 et 2 du magazine en question :


Si vous connaissez quelqu'un susceptible de me les vendre (ou de me les échanger contre un exemplaire dédicacé de mon livre de recettes - qui est un ''collector'', épuisé depuis un certain temps déjà) vous pouvez me contacter par mail à l'adresse suivante :
 bergamote[arobase]sucrissime[point]com.
Merci d'avance !
Edit du 24/06 : merci pour votre générosité, deux lectrices du blog vont m'envoyer les numéros en question, l'avis de recherche a été fructueux !

11.6.14

le cri du Biscuit de Savoie


Quand j'étais petite, ma grand-mère maternelle nous préparait toujours des biscuits de Savoie (dans un moule  conique cannelé, vous savez, comme le logo de "Vahiné c'est gonflé"). J'adorais ça. C'était comme croquer dans un nuage. Un peu comme avec la barbapapa, sauf que la barbapapa, c'est de l'air avec un bon goût, tandis que le Biscuit de Savoie a de "la mâche" (c'est le terme à la mode, vous avez remarqué ?) en plus de son bon goût.
Je n'avais pas mangé de Biscuit de Savoie depuis des années, au moins 20 ans je pense. Et puis, il n'y a pas longtemps, nous étions invités chez ma sœur, et j'ai proposé d'amener le dessert. Quand j'ai demandé à ma sœur ce qui lui ferait plaisir, ça a été le cri du cœur : "un biscuit de Savoie !  avec beaucoup de fleur d'oranger !". Allons-y let's go, c'est parti les amis ! (vous avez vu mes références culturelles ? ;-)

J'ai téléphoné à ma mère-grand, malheureusement elle n'a pas réussi à remettre la main sur sa super recette. Mais ma sœur m'a dit que c'était celle de Tata Lulu (cf. ce billet - clic! - pour découvrir Tata Lulu si vous ne la connaissez pas encore) et elle a pu me la donner.

J'avais quand même fait quelques recherches entre temps, et j'ai été agréablement surprise de constater que la recette du Petit Larousse de la Cuisine (une mine, incontournable), celle du Manuel Professionnel pour le Pâtissier-Confiseur (1953, waow!) et celle de Tata Lulu ne faisaient qu'une.

Il faut vous le dire tout de suite, elle est balèze cette recette : elle requiert 7 œufs... Bah oui, si Tata Lulu la fait, c'est qu'elle est bonne, alors il faut ce qu'il faut. Voici donc LA recette du Biscuit de Savoie, la vraie, l'ultime.

Biscuit de Savoie
(pour un moule à manqué de 26 cm de diamètre)

100 g de farine
100 g de maïzena
250 g de sucre
7 œufs
1 sachet de sucre vanillé
de l'eau de fleurs d'oranger (au goût)

Préchauffer le four à 150°C.
Fouetter les jaunes d'œufs avec le sucre et le sucre vanillé jusqu'à ce que le mélange éclaircisse et augmente de volume. Incorporer la farine et la maïzena puis la fleur d'oranger.
Monter les blancs en neige, les incorporer délicatement (avec une spatule) au mélange précédent.
Verser dans un moule à manqué bien beurré.
Enfourner à 150°C pendant 55 minutes environ (à adapter en fonction de votre four).
Laisser tiédir quelques minutes puis démouler sur le plat de service.

Oh qu'il était bon ! Très moelleux, pas sec du tout, bien parfumé, miam !
Ma sœur était très contente. Et moi aussi.
J'étais en train de manger (d'engloutir, devrais-je dire) ma quatrième (cinquième... ?) part quand ma mère m'a demandé si j'avais déjà entendu le bruit du biscuit de Savoie. "Le quoi ?!?!?!?" Et elle m'a expliqué que, quand on appuie sur le biscuit de Savoie, il fait un petit "pschiiii". Et c'est vrai ! (évidemment que c'est vrai, ma maman dit toujours la vérité). Si j'étais capable d'enregistrer ce bruit et de le mettre en ligne, je le ferais, mais là ça dépasse mes compétences... Une prochaine fois peut-être ?

28.5.14

Mousse aux marrons / Espuma à la châtaigne ou le dessert le plus rapide de l'Ouest !


 Plusieurs d'entre vous ont trouvé la réponse à ma devinette : une mousse aux marrons (plus précisément une chantilly aux marrons). Bravo !

Pour situer cette recette dans son contexte : j'étais seule à la maison (fait assez rare pour être signalé) quand une rage soudaine de sucre s'est emparée de moi (fait beaucoup moins rare celui-là, pour ne pas dire récurrent). Il me fallait un dessert, là, tout de suite, maintenant. Mais pas le temps de préparer quelque chose de compliqué, pas envie de sortir pour acheter quoi que ce soit (pourtant les magasins ne sont vraiment pas loin de chez moi !), trop paresseuse pour ça.
Quand soudain, tilt ! une idée m'est venue (ça me rappelle une chanson de Sardou - je n'apprécie pas particulièrement le personnage, mais certaines de ses chansons, oui - "ce soir il me vient une idée"), que je résumerai simplement par un tout nouveau genre d'équation (que même les moins bons en maths n'auront aucun mal à suivre) :


Les sous-titres, au cas où :
"crème de marrons + crème liquide + siphon = Mousse Indéniablement Admirablement Merveilleuse"



Je vous donne quand même la recette, avec les dosages précis, ultra-simples :

Mousse/chantilly/espuma aux marrons :

1 petite brique (20cl) de crème liquide entière bien froide
1 petite boîte (100g) de crème de marrons bien froide

Verser la crème liquide et la crème de marrons dans le siphon, bien refermer, secouer vigoureusement. Mettre une cartouche de gaz. Secouer 5 ou 6 fois. Servir.

Sérieusement, vous avez déjà vu un truc aussi facile à faire ? Pas de cuisson, pas de vaisselle (si ce n'est le siphon, quand même, faut ce qu'il faut), et le reste (s'il y en a...) peut se conserver jusqu'à 3 jours au réfrigérateur.
Bergamiss s'en est même préparé toute seule. Les photos sont d'elles, d'ailleurs, ainsi que les jolies volutes de mousse qui ressemblent à des glaces à l'italienne. Elle est plus douée que moi avec le siphon, voilà ce que moi j'ai réussi à faire... c'est moins joli :


Moralité : toujours avoir une petite boîte de crème de marrons d'avance dans ses placards (encore mieux, au frais). Je ne parle même pas de la crème liquide, c'est juste impossible qu'il n'y en ait pas dans mon frigo :)


Le résultat est terrrrible (comme des MaronSui's, mais en mieux - à ce propos, ce nom de MaronSui's est plutôt nul, je trouve). Terriblement bon, et absolument parfait pour combler une rage de sucre. Parfaitement parfait !

19.5.14

Devinette gourmande


A votre avis, de quoi s'agit-il ?



La réponse est là : clic !